23/01/2018
vbeudet

Des policiers municipaux de Dijon à l’honneur

Nous reprenons ici l’article du Bien public (journal local Dijonnais). 20/01/2018

« Il nous a fallu un petit temps pour retrouver nos deux agents, qui restent très modestes sur ce qui s’est passé : « N’allez surtout pas nous faire passer pour des superhéros », lâche Fabrice Gourmelen, brigadier de police référent dans le quartier des Grésilles. « On a juste fait notre job. Heureusement, ce n’est pas tous les jours qu’il faut prodiguer un massage cardiaque… »

Accompagné du gardien stagiaire en formation Farid El Mradmi, Fabrice Gourmelen a pourtant eu un comportement héroïque. Pardon, il préférerait qu’on utilise un autre terme. Disons un comportement très adapté.

« On rentrait de mission dans notre véhicule. Rue Auguste-Blanqui, nous avons vu une femme allongée au milieu de la chaussée. On est descendus de la voiture et nous l’avons trouvée au sol, mais consciente. Elle tentait de se relever mais avait un visage cadavérique, blême », reconstitue Fabrice Gourmelen.

« On l’a sentie partir »

« Elle n’arrivait pas à articuler, on lui serrait la main, on lui parlait, nous avons dégagé ses voies respiratoires en ouvrant son manteau et en enlevant son écharpe. Et là, on l’a sentie partir… », se souvient Farid El Mradmi.

Les deux hommes ne s’affolent pas : pendant que Farid El Mradmi va chercher le défibrillateur dans la voiture de police municipale, Fabrice Gourmelen entame un massage cardio-respiratoire : « Ça fait partie de nos formations. J’avais pris son pouls sans le trouver, ses yeux étaient révulsés, il fallait agir. » Dans un premier temps, la dame revient à elle. Fabrice Gourmelen la met en position latérale de sécurité et fait un premier rapport par radio, appelant des renforts pour faire la circulation. En parallèle, Farid El Mradmi est en lien téléphonique avec le médecin régulateur du Samu 21.

« Mais il y avait de la mousse autour de sa bouche », poursuit Fabrice Gourmelen. « Très vite, elle repart, les yeux qui se révulsent, il n’y avait plus rien », complète Farid El Mradmi.

Au final, entre 8 h 35 et 8 h 50, Fabrice Gourmelen prodiguera trois massages cardiaques à la victime, dont les petits-enfants ont été pris en charge par une autre résidante du foyer Adefo.

À leur arrivée sur place, les secours félicitent les policiers municipaux. « Ils nous ont dit que sans notre intervention, elle ne serait plus là. Cette dame est toujours hospitalisée en soins intensifs au CHU de Dijon. Farid est allé dans son appartement pour chercher des ordonnances pouvant aider le Samu dans sa prise en charge. Il a découvert une ordonnance leur indiquant de quelle pathologie cardiaque elle souffrait. »

Les deux hommes « ont bu un café en rentrant avant de pouvoir en parler. Cela fait partie de nos missions de secours aux usagers, nous ne sommes pas là que pour mettre des PV, mais oui, ça secoue », conclut Fabrice Gourmelen. »title-1516392256

Bravo et félicitations à ces collègues qui ont fait leur devoir de la plus belle des manières.

La CFDT estime qu’il  serait juste qu’ils en soient remerciés et mis à l’honneur par le Maire de la ville de Dijon.