18/10/2017
vbeudet

PSQ

La ville de Dijon candidate pour être ville pilote dans la « PSQ » police sécurité du quotidien.
Voilà ce que disait dans le journal le bien public du 12 octobre Madame la 1ere adjointe:

« Nathalie Koenders, vous étiez mardi au ministère de l’Intérieur à Paris pour évoquer la mise en place de la police de sécurité du quotidien avec le cabinet de ­Gérard Collomb. Sur quoi a porté votre intervention …?
« J’étais sur place au titre de l’association d’élus France Urbaine, qui regroupe les grandes métropoles du pays. L’entretien a duré une bonne heure. Pour ma part, j’ai dit que les villes attendaient beaucoup de cette police de sécurité du quotidien. J’ai surtout souhaité faire entendre la voix des élus locaux car le projet ne pourra pas se faire sans nous. Nous connaissons le terrain, nous le côtoyons tous les jours. Quand il y a un problème, c’est très souvent vers nous que les habitants se tournent. Nous sommes donc légitimes pour prendre la parole. Il faudra une gouvernance partagée entre l’État et les collectivités territoriales pour réussir. »

Pourquoi le retour de la police de proximité est-il important à vos yeux ?
« Depuis qu’elle a disparu, on voit bien qu’il y a un chaînon manquant. Au-delà de son action de répression, la police de proximité avait aussi un rôle de prévention. Les agents ­connaissaient très bien le territoire et les habitants. Ils pouvaient mieux anticiper le basculement de certains vers la délinquance. »

La Ville de Dijon a candidaté pour expérimenter le dispositif. Pensez-vous obtenir satisfaction ?
« Je l’espère, oui. On nous a dit que quinze villes seraient retenues pour le projet expérimental. Leur nom n’a pas encore été choisi. On le saura sans doute au début de l’année 2018. Pour ma part, je pense qu’il est important de s’appuyer sur des villes déjà bien organisées dans le domaine. À Dijon, nous avons une police municipale professionnalisée et bien structurée. Elle a d’ailleurs augmenté en nombre : son effectif se portera à 75 agents à la fin d’année, et je souhaite qu’on en recrute davantage. En outre, nous entretenons de bonnes relations avec la justice et la police nationale sur le terrain. Je pense que nous avons de vrais arguments pour accueillir le dispositif. »

Si Dijon obtient cette expérimentation, pourrait-on voir le commissariat de la Fontaine-d’Ouche rouvrir ?
« Pourquoi pas. Cela fait partie de nos réflexions. La police nationale l’avait fermé il y a quelques années. On pourrait expérimenter quelque chose de nouveau sur place. Tout est à construire dans ce local. Il pourrait y avoir des horaires de permanence avec une présence de la police municipale et de la police nationale. On verra ce qu’il est possible de faire. Mais ce que je veux, c’est surtout de l’efficacité en retour. Il ne faut pas rouvrir pour rouvrir. Il faut un vrai projet derrière, où tout le monde participe : la police nationale, la justice, la police municipale. Il ne faut pas que chacun reste de son côté, sinon ça ne marchera pas. Et puis, il faudra aussi des mesures nationales. Y aura-t-il des renforts supplémentaires ? Nous avons posé la question mardi au cabinet du ministère mais nous n’avons pas eu de réponse concrète sur ce point. »

Vous étiez mercredi après-midi avec le nouveau procureur de Dijon. Vous lui avez fait visiter le centre de supervision urbain. Le dispositif de vidéoprotection est-il amené à se développer davantage ?
« Oui, c’est prévu. Nous avons d’ailleurs délibéré récemment sur le sujet. En plus des 110 caméras déjà installées dans la ville, une nouvelle sera implantée dans le quartier Junot. On va en mettre une aussi place Claus-Sluter. Même si ce n’est pas la panacée, le dispositif de vidéosurveillance reste un bon outil pour aider la justice à faire son travail. »

Ce que je veux, c’est surtout de l’efficacité en retour. Il ne faut pas rouvrir pour rouvrir. »

Pour la section CFDT de la ville de Dijon, il y a les mots et il y a les actes.
Depuis plusieurs années des agents de police municipale proposent que soit mis à disposition les locaux de l’ancien commissariat de fontaine d’ouche afin d’y implanter la police municipale, la volonté des agents est manifeste pour faire de cette entité une police professionnelle.
Mais comment croire en des politiques qui d’un côté font des annonces pompeuses et de l’autre qui s’étonnent (en comité technique du 3 octobre) d’apprendre que les agents en faction devant la Mairie ne soient pas armés de « PIE » pistolet à impulsion électrique ou pire que malgré notre intervention, devant ces élus et le directeur de la tranquillité publique, on voit encore un stagiaire non armé du tout lui (17 octobre), faire la vacation de garde devant un bâtiment public (hotel de ville).
La professionnalisation passera par un armement personnel adapté (arme létale) et un armement collectif en adéquation avec les missions.
LA SÉCURITÉ DU QUOTIDIEN DOIT COMMENCER PAR CELLE DES AGENTS.